Le handicap se décline en six grandes familles, chacune avec ses spécificités et ses besoins. Pour les personnes non concernées, il peut être difficile d’appréhender les défis rencontrés et les aménagements nécessaires.

Quelques règles simples et efficaces
Anticiper les besoins
Transmettez toutes les informations utiles avant son arrivée : contacts de la médecine du travail, du référent handicap et des ressources humaines dédiées. Cela permettra d’aménager son poste de travail dès le premier jour.
Sensibiliser l’équipe
Proposez une session de sensibilisation, animée par un·e expert·e extérieur·e, pour mieux comprendre le handicap concerné. Cela favorise une intégration harmonieuse et une culture d’inclusion. Il y a aussi de nombreuses ressources écrites disponibles dans notre menu déroulant.
Partager des ressources
Mettre à disposition des guides ou des liens vers des ressources sur l’inclusion. On vous invite vivement à aller visite le site de Petite mu qui propose du contenue pour sensibiliser sur les handicaps invisibles —> https://www.petitemu.fr/
Encourager le dialogue
Créer un espace où la personne peut exprimer ses besoins sans avoir à justifier son handicap.
Nommer un référent inclusion dans l’équipe pour faciliter les échanges.
Adapter les pratiques de recherche
- Utiliser des logiciels accessibles (ex : lecteurs d’écran, editeur de PDF).
- Rendre les documents (articles, présentations, protocoles) compatibles avec les normes d’accessibilité (ex : PDF balisés, polices adaptées).
- Rendre les réunions accessibles : retranscription en direct, enregistrement des réunions
- Adapter les horaires ou les modalités de travail si nécessaire (ex : télétravail partiel, pauses supplémentaires). Sur ce sujet on vous invite fortement à lire cet articel de Marion Ink sur le crip time —> ici
- Anticiper les échéances et les demandes : Pour une personne en situation de handicap, le temps nécessaire pour réaliser certaines tâches (soumission de projets ou d’articles, préparation de conférences, etc.) peut être beaucoup plus long. Le stress lié aux délais serrés peut aggraver la fatigue et les difficultés rencontrées.

Petit rappel utile au quotidien :
👀 80 % des handicaps sont invisibles
Non, on ne les voit pas.
Oui, ils existent quand même.
🧠 Chaque cerveau fonctionne différemment
Comparer les handicaps, c’est comme comparer des disciplines :
ça n’a pas beaucoup de sens… et ça finit souvent en débat inutile.
Pas de classement, pas de compétition, pas de jugement.
🧩 Le polyhandicap n’est pas un concept théorique
On peut cumuler plusieurs troubles.
Non, ce n’est pas “beaucoup d’un coup”.
Oui, c’est médicalement possible.
❓ La bonne question
On évite :
“C’est quoi ton handicap ?”
On préfère :
“De quoi as-tu besoin pour travailler dans de bonnes conditions ?”
C’est plus simple, plus respectueux… et plus efficace.
💛 Tolérance & Empathie
Par exemple : s’endormir en séminaire ne veut pas dire qu’on s’ennuie
Narcolepsie, fatigue chronique, traitement médical…
Avant de conclure à un manque de motivation, on respire et on se rappelle qu’on ne connaît pas toute l’histoire.
Même chose pour les absences répétées, le télétravail et les journées « courtes ».
L’inclusion commence par l’empathie.
🚫 “Moi aussi je suis un peu comme ça”
Minimiser n’aide pas.
Non, tout le monde n’est pas “un peu handicapé”.
Écoutons sans comparer.
🌍 La mobilité n’est pas un test de valeur scientifique
Suivi médical, traitements indisponibles à l’étranger, contraintes administratives, stress des déménagements répétés…
L’excellence académique ne devrait pas dépendre d’une valise toujours prête.
📉📈 Les capacités peuvent fluctuer
Un jour au top.
Le lendemain au fond du seau.
Ce n’est pas de l’inconstance : c’est parfois biologique.
