Comment accueillir une personne en situation de handicap dans son équipe ?

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Le handicap se décline en six grandes familles, chacune avec ses spécificités et ses besoins. Pour les personnes non concernées, il peut être difficile d’appréhender les défis rencontrés et les aménagements nécessaires.

Images représentant les six familles de handicap: moteur, sensoriel, psychique, cognitif, mental et maladies chroniques invalidantes.
handicap.agriculture.gouv.fr

Quelques règles simples et efficaces

Anticiper les besoins

Transmettez toutes les informations utiles avant son arrivée : contacts de la médecine du travail, du référent handicap et des ressources humaines dédiées. Cela permettra d’aménager son poste de travail dès le premier jour.

Sensibiliser l’équipe

Proposez une session de sensibilisation, animée par un·e expert·e extérieur·e, pour mieux comprendre le handicap concerné. Cela favorise une intégration harmonieuse et une culture d’inclusion. Il y a aussi de nombreuses ressources écrites disponibles dans notre menu déroulant.

Partager des ressources

Mettre à disposition des guides ou des liens vers des ressources sur l’inclusion. On vous invite vivement à aller visite le site de Petite mu qui propose du contenue pour sensibiliser sur les handicaps invisibles —> https://www.petitemu.fr/

Encourager le dialogue

Créer un espace où la personne peut exprimer ses besoins sans avoir à justifier son handicap.

Nommer un référent inclusion dans l’équipe pour faciliter les échanges.

Adapter les pratiques de recherche

Extrait de BD - Une femme dit "Et le fait que les scientifiques en situation de handicap peinent à faire reconnaitre leur excellence est significatif : cela atteste que, parmi les 3 dimensions de l'excellence, toutes n'ont pas le même poids... Alors même qu'elles sont toutes légitimes. Et que cela crée et accentue des formes de profond mal-être au travail..."

Petit rappel utile au quotidien :

👀 80 % des handicaps sont invisibles

Non, on ne les voit pas.
Oui, ils existent quand même.


🧠 Chaque cerveau fonctionne différemment

Comparer les handicaps, c’est comme comparer des disciplines :
ça n’a pas beaucoup de sens… et ça finit souvent en débat inutile.

Pas de classement, pas de compétition, pas de jugement.


🧩 Le polyhandicap n’est pas un concept théorique

On peut cumuler plusieurs troubles.
Non, ce n’est pas “beaucoup d’un coup”.
Oui, c’est médicalement possible.


❓ La bonne question

On évite :

“C’est quoi ton handicap ?”

On préfère :

“De quoi as-tu besoin pour travailler dans de bonnes conditions ?”

C’est plus simple, plus respectueux… et plus efficace.


💛 Tolérance & Empathie

Par exemple : s’endormir en séminaire ne veut pas dire qu’on s’ennuie

Narcolepsie, fatigue chronique, traitement médical…
Avant de conclure à un manque de motivation, on respire et on se rappelle qu’on ne connaît pas toute l’histoire.

Même chose pour les absences répétées, le télétravail et les journées « courtes ».
L’inclusion commence par l’empathie.


🚫 “Moi aussi je suis un peu comme ça”

Minimiser n’aide pas.
Non, tout le monde n’est pas “un peu handicapé”.
Écoutons sans comparer.


🌍 La mobilité n’est pas un test de valeur scientifique

Suivi médical, traitements indisponibles à l’étranger, contraintes administratives, stress des déménagements répétés…

L’excellence académique ne devrait pas dépendre d’une valise toujours prête.


📉📈 Les capacités peuvent fluctuer

Un jour au top.
Le lendemain au fond du seau.
Ce n’est pas de l’inconstance : c’est parfois biologique.